Laissez moi un petit mot avant de partir, ça me fera plaisir - lire les 2 petits mots déposés là
Typiquement vénitiennes. Leur forme permettait d'éviter que des étincelles s'échappent et mettent le feu aux maisons voisines.
Je vous avais déjà emmenés sur le traversier québecois, voilà sa version vénitienne pour passer d'un côté à l'autre du Grand Canal. Les ponts sont rares et le chemin sinueux qui mène de l'un à l'autre.
Le geste est précis, la cadence soutenue. Nous avons compté qu'il fallait moins de 2'30 par trajet, chargement et déchargement compris.
Le quartier est bien sûr plein de touristes en balade et le marché doit être juteux à en juger par le nombre de baraques-pièges à gogos qui y pullulent.
Mais c'est aussi, certainement, un endroit très apprécié par les vénitiens. Les produits proposés aux chalands sont de toute beauté et j'ai regretté de ne pas avoir à faire la cuisine car j'avais envie de tout acheter.
Jardinière indigne que je suis. Il y a 2 ou 3 ans, quand j'étais allée faire ma journée Bonsaï, je n'avais pas résisté au plaisir de m'acheter un petit érable desojho au joli feuillage rouge.
Il passe son hiver dehors, sans protection, au fond du jardin.
Il y a quelques jours, je pense à lui, et je me rends compte que je ne l'avais pas vu depuis longtemps. Je m'interroge : perdu ? jeté parce que décédé ? voire même volé ? mais par qui grand dieu !
Puis tout à l'heure, grâce à l'esprit de l'escalier qui me caractérise, illumination : au printemps je voulais le rapprocher de la maison pour profiter de lui, mais où ai-je bien pu le mettre ? Mais c'est bien sûr ! (Inspecteur Bourel, sors de mon corps !) Je l'avais installé près des hortensias, qui n'avaient encore que de toutes petites feuilles et avant que l'alchémille mollis n'envahisse le terrain.
Je l'ai retrouvé. Mais point de couleur rouge. Il était complètement englouti, il n'a pas dépéri, mais il ne faut pas regarder derrière car il est tout déplumé.
Je lui ai présenté mes plus plates excuses et je l'ai installé sur la table pour qu'il profite des derniers beaux jours.
Un des endroits incontournables de Venise est le pont du Rialto. Malheureusement les tagueurs ne respectent rien.
Les marches bordées de boutiques pièges à touristes mais pas de bonnes soeurs en rang d'oignons (désolée Heure-Bleue).
Une jolie vue à travers les fleurs, le temps d'un capuccino.
Et un regard sur le Grand Canal depuis le haut du pont.
Difficile à dire. C'est un juvénile qui, pendant la leçon de vol, est venu heurter la vitre de la véranda. Généralement, quand ce genre d'accident se produit, je me précipite avant que mon affreux Minouchet n'ai flairé la proie facile. Je réchauffe le p'tit zoziaux dans mes mains en lui susurrant des paroles rassurantes, puis je le mets dans un endroit où mon matou n'est pas sensé le trouver pour qu'il reprenne ses esprits.
Première photo nette mais l'enfant Pouillot est encore bien sonné
Deuxième photo floue mais on voit que l'œil n'est pas encore très vif mais il est ouvert.
Un peu plus tard, de ma chambre, j'ai vu un ballet de petites boules jaunes autour des boulots, je suppose qu'il avait retrouvé les siens ; en tout cas, quand je suis retournée au jardin, il n'était plus sur le toit du four à pain.
Des millions de fois photographiés et souvent par des photographes de talent, vus et revus dans tous les livres, guides ou articles sur La Sérénissime, ça ne m'a pas empêchée de prendre quelques centaines de photos de tous ces petits canaux charmants, tel pour les reflets, tel autre pour la lumière, tel autre encore pour la couleur des murs, une jolie façade ou les fleurs à un balcon.
Parlons un peu rosiers pour changer.
Vous connaissez le mauvais esprit de certaines plantes de mon jardin qui font rien qu'à me contrarier.
En voilà 2 que j'ai achetés, par le prospectus allechée, chez Villaverde pour ne pas les nommer. Ils étaient présentés, mariant leurs fleurs, violet soutenu pour l'un, jaune soutenu pour l'autre. Un bien joli mélange.
Oui mais voilà, dans mon jardin, ils fleurissent bien 2 ou 3 fois dans la saison mais jamais en même temps.
Alors j'en suis réduite à tricher pour vous les montrer côte à côte.
Pourtant regardez moi ces tiges, une tige = un bouquet. Quel plaisir ce serait s'ils fleurissaient en même temps.
Même en arrivant sur la place à 9 h du mat il y a déjà la queue pour visiter la basilique et le palais des Doges.
Ou pour grimper en haut du Campanile
Certains déjà fatigués se reposent en attendant sous les arcades du Palais des Doges.
Les groupes sont réunis sur la place, les carrioles pièges à touristes sont en place devant la Biblioteca Nazionale Marciana. Vous ne manquerez pas de noter la pub ENORME, sur la façade pour une voiture française.
Mais le pire du pire sacrilège
Approchez m'sieurs/dames, vous voyez cette pub bien flashy pour une marque de cosmétiques qui l'vaut bien......
Mais oui c'est bien lui, empubé ! Des candidats pour le baiser romantique sous le Pont des Soupirs ?
Espérons seulement que l'argent généré par ces pubs permettra d'accélérer les travaux de rénovation pour le plus grand plaisir de tous ..........
A la fin de l'après-midi nous regagnons la terre ferme. Nous admirons le Grand Canal depuis le pont de l'Academia pendant que le soleil se couche.
Si seulement mes pieds ne me lachaient pas si vite.........
Tant qu'à avoir pris un forfait 12 h pour le vaporetto autant l'amortir en prenant celui qui fait le tour de la ville.
La place Saint-Marc et le Palais des Doges. La foule, la foule, la foule !
San Giorgio Maggiore sur son ile.
Le Lido
L'envers du décor.
Ici, comme ailleurs, il y a des gens malades qui ont besoin d'un transport d'urgence en ambulance, on y est juste, peut être, un peu plus secoué que dans les nôtres.
Ce n'est pas une surprise, les seuls moyens pour aller d'un point à un autre de Venise sont le vaporetto et les jambes.
Pour aller de la gare à l'hôtel nous avons emprunté le Grand Canal. Premiers ravissements. Tout y est : les palais, les gondoles, le soleil et l'eau.
Pour voir les photos en grand il suffit de cliquer dessus.
Un tour de jardin, sécateur en main, en trainant la brouette, pour supprimer les fleurs fanées pendant mon absence mais pas seulement.... Moi qui ai tant de mal à couper des fleurs dans le jardin pour les mettre en vase je n'ai eu que l'embarras du choix pour cueillir un bouquet de dahlias sans que ça se voit tant il y en a.
Comme je suis partageuse, je vous en fais profiter.
Je lui trouve un petit air de peinture flamande.
J'étais partie là-bas
si j'ajoute que c'est une ville où il y a beaucoup d'eau, où il a fait très beau et très chaud, que c'est une destination réputée romantique, vous me dites ?
Pour vous aider je me retourne d'un demi tour
Maintenant je suis sûre que vous avez deviné.
Vous constaterez au passage la chance que j'ai : à chaque fois que je visite une ville il y a des palissades et des échafaudages partout. Autre phénomène intéressant et qui tend à se généraliser, les pubs sur les monuments en rénovation. J'espère seulement que l'argent qu'elles génèrent va dans les caisses de la restauration du bâtiment et pas dans la poche de profiteurs divers (je sais je suis naïve mais on peut toujours rêver).

